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Max Bonhomme

Contrat doctoral 2015
ED Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Université Paris Ouest)

Thèse : L’homme et la machine dans la culture visuelle de l’entre-deux-guerres (1919-1939) : propagande, publicité et esthétisation de la technique.

Max Bonhomme est diplômé de l’École de Louvre, où il a soutenu deux mémoires de recherche : l’un sur l’exposition « L’invention d’un art » (Centre Pompidou, 1989), l’autre sur l’œuvre photographique de François Hers, sous la direction de Dominique de Font-Réaulx et Michel Poivert.
Il prépare actuellement une thèse sous la direction de Rémi Labrusse et Christian Joschke (Université Paris X - Nanterre), intitulée : "L’homme et la machine dans la culture visuelle de l’entre-deux-guerres (1919-1939) : propagande, publicité et esthétisation de la technique."

Le problème du rapport entre l’homme et la machine traverse toute la culture visuelle de l’entre-deux-guerres, selon des modalités idéologiques parfois opposées. Dans les années 1920, les avant-gardes célèbrent avec enthousiasme "l’âge de la machine" comme l’avènement d’une nouvelle étape dans la civilisation. Parallèlement, l’essor de la publicité et de la propagande politique donnent naissance à une nouvelle culture visuelle, fondée sur l’esthétisation des objets techniques, surtout dans des pays comme l’Allemagne, l’URSS ou les États-Unis. La France, en revanche, se montre beaucoup plus mesurée face à cette forme de célébration du monde industriel.

La "querelle du machinisme" qui anime le monde littéraire français dans les années 1930 trouve ainsi des répercussions directes dans la production artistique et photographique de la période. En effet, à partir de 1929, la crise économique et les tensions géopolitiques favorisent une vision plus critique du progrès technique. Ce versant "techno-critique", qui fait écho à nos interrogations actuelles, demande aujourd’hui à être réexaminé.

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Le Laboratoire d’excellence des arts et médiations humaines est lauréat des Investissements d’avenir depuis 2011. Dans ce cadre, les membres développent des recherches selon trois axes majeurs : situations, technologies, hybridations.

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